1 les ancêtres du piano

Le plus vieil ancêtre du piano actuel semble être le tympanon, instrument moyenâgeux à cordes tendues que l’on frappait avec des petits marteaux appelés encore mailloches.

le tympanon avec ses mailloches

Au fil du temps apparaît le manichordion ou clavicorde, instrument à clavier à cordes multiples. Les cordes sont frappées par une pièce métallique appelée tangente.

le clavicorde à la fin du moyenâge

C’est au début du XVIIIème siècle, vers 1700 qu’un certain certain Bartolomeo Cristofori invente le piano forte. Utilisant une caisse de clavecin, il crée un mécanisme de frappe des cordes plus puissant que sur le clavicorde dont le volume sonore restait faible.

Cristofori remplace les plectres « pinceurs » du clavecin par des marteaux recouverts de peau qui viennent frapper la corde. Cette invention apporte au musicien la possibilité de moduler le volume sonore en fonction de la frappe exercée sur la touche. Le clavecin n’est donc pas considéré comme un ancêtre du piano car il ne possède absolument pas les mêmes caractéristiques techniques.

Piano forte de Cristofori

L’origine du nom piano provient justement d’une abréviation de piano-forte l’instrument du XVIIIème siècle.

A la fin du 18ème siècle l’invention de Cristofori est améliorée par un facteur d’orgue allemand Gottfried Silbermann avec l’ajout de la pédale « forte » qui en levant tous les étouffoirs contribue à augmenter la durée des notes. Le clavier gagne une octave et passe de 54 à 60 touches.

Gottfried Silbermann

Au 19ème siècle, le clavier du piano passe à 88 touches. Les progrès dans les procédés industriels et scientifiques s’accompagnent d’un essor de la fabrication de pianos. L’augmentation de la pratique du piano au XXème siècle permet une démocratisation qui amplifie cet essor.

piano à queue Erard

Enfin l’arrivée du piano numérique au XXème siècle ajoutent encore de nombreuses offres de piano à côté des pianos acoustiques.

piano numérique droit
piano numérique à queue

2 le piano acoustique : une mécanique complexe au bout des doigts

Lorsqu’un pianiste enfonce une touche celle ci actionne un marteau comprenant une olive et un marteau qui frappent la corde correspondante. Cet enchaînement de pièces mécaniques entre l’enfoncement de la touche et le son final constitue l’aboutissement d’un véritable mécanisme d’horlogerie qui nécessite un réglage précis. 

Il existe un autre mécanisme très important dans ce processus, le double échappement. Inventé par le français Sébastien Erard. Le double échappement permet au pianiste de rejouer plusieurs fois de suite la même note même si le marteau n’est pas revenu à sa position de repos et ce jusqu’à 15 fois par seconde !!!!

La petite histoire raconte que le facteur de piano Erard, créateur des célèbres pianos du même nom au XIXème siècle aurait présenté son invention à Beethoven qui lui aurait permis de créer de nouvelles oeuvres.

mécanique du double échappement

    Newsletter,

    nous mettons constamment à jour notre catalogue de titres : restez informés !